Archives de Catégorie: Romans ados

« Happy-end » d’Anne Loyer

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happy-end

Happy-end

Anne Loyer

Ed. Alice, collection Le chapelier fou, 2016.

Tom, est le narrateur, un jeune garçon avec un esprit d’enfant. Il vit seul avec sa mère. La nouvelle voisine, c’est Béa, une jeune fille un peu gothique. Tom, avec sa différence, ses différences, jamais nommées, tombe amoureux de Béa. Il va devenir son prince charmant sans qu’elle n’en sache rien. Béa vit seule avec son père, maltraitant. Ce sont les coups et les cris qui vont être l’élément déclencheur. Pour la première fois de sa vie Tom prend des risques, se lance un défi. Il prend son envol, il grandit.

Anne Loyer présente un texte court, fort, rythmé, d’un seul souffle. Tout en suggestion et atmosphère, elle nous emporte dans l’univers de Tom et Béa sans ménagement. Ce texte bouscule.

Anne Loyer a publié chez Alice : « I Comme Iris« , « Comme une envie d’aller voir la mer », « La belle rouge« ….

Thierry B.

« Songe à la douceur » de Clémentine Beauvais

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songealadouceurSonge à la douceur

Clémentine Beauvais

Ed. Sarbacane, collection eXprim, 2016.

Ce roman est librement inspiré d’Eugène Onéguine d’Alexandre Pouchkine composé entre 1821 et 1831 et de l’opéra éponyme de Piotr Ilitch Tchaïkovski en 1879. Clémentine Beauvais rédige une prouesse et permet ainsi à de nombreux lecteurs la découverte d’une œuvre de la littérature russe.

Une magnifique histoire d’amour entre Tatiana et Eugène, rehaussée par le talent d’écriture de Clémentine Beauvais et  l’audace éditoriale de Tibo Bérard. Insertion de calligrammes, de blancs le tout avec beaucoup de modernité.

Mon article arrive tard après la multitude de notes des bloggeurs, d’enregistrements sur les booktubes, de critiques littéraires très sérieuses etc.

Alors si vous ne l’avez pas déjà fait précipitez-vous et laissez vous transporter par « Songe à la douceur« .

Thierry B.

 

« Les petites reines » de Clémentine Beauvais

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Les petites reines

Clémentine Beauvais

Editions Sarbacane – Collection Exprim’, 2015

Grosses et moches, elles ont remporté les concours de boudin. Elles vont changer votre vie à force de courage et de ténacité. Tonique et réconfortant !

Elles sont grosses. En tous cas, beaucoup trop pour les normes actuelles. Et elles sont moches. Assez pour remporter le Boudin d’or, le Boudin d’argent et le Boudin de bronze sur le Face book créé par un sinistre crétin, « …petit caïd de la bourgeoisie de province, lamentable héritier des générations de machos persuadés qu’il est de leur droit de commenter, évaluer, classer les corps et les visages féminins qui traversent leurs territoires. ». C’est comme ça qu’elles se rencontrent. Mais Mireille, Astrid et Hakima n’ont pas que leurs titres en commun. Elles partagent des blessures, des rêves et des revanches à prendre. Bientôt naît un projet, le projet le plus insensé qui soit : s’inviter à la garden-party organisée par l’Elysée pour le 14 juillet et la gate-crasher. Pourquoi ? Comment ?

Laissez-vous emporter par l’écriture tonique de Clémentine Beauvais, ses réconfortants coups de gueules contre la dictature des apparences, ses bouleversants morceaux d’histoires d’héroïques anonymes et son humour ravageur. Les petites reines parlent de courage, d’entraide et d’amitié, des choses importantes et des plaisirs de la vie, de cuisine aussi, beaucoup. Et de boudin, forcément !

Marie H.

 

« Les fragiles » de Cécile Roumiguière

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FragilesLes fragiles

Cécile Roumiguière

Editions Sarbacane, collection Exprim, 2016.

« Les fragiles » est le premier « Exprim » de Cécile Roumiguière. Une première réussie. L’auteure a eu l’idée de cette histoire lors d’une rencontre avec une classe. Un élève lui affirme clairement, « Mais moi, mon papa, il est raciste« . Le roman est construit chronologiquement sur le flashback du jour J, alternant des chapitres d’années antérieures. Cette construction peut surprendre et donne du rythme au récit.

C’est l’histoire de Drew, un garçon fragile, qui  vit avec le poids d’un père raciste, entouré d’une mère maltraitée, d’une grand-mère excentrique et de Sky, son amie. Drew est un garçon brillant et bon élève, il se déprécie constamment pour plaire à son père. Ce dernier veut un fils à son image, viril, brutal, manuel, bref à l’image d’une caricature. Hors Drew est fragile. Fragile et fort pour plaire à son père, pour surmonter les obstacles de ses aventures, les épreuves de sa vie.

Cécile Roumiguière glisse de la fragilité dans tous les personnages du roman. Personne n’échappe à sa fragilité, y compris Cédric, le père de Drew. Les fragiles, c’est aussi l’utilisation d’un vocabulaire « fragile » dans les descriptions des attitudes, les sentiments des personnages, les paroles qu’ils emploient.

Les fragiles, à lire brutalement ou avec délicatesse, certainement avec beaucoup d’attention.

Thierry B.

« Dans les branches » d’Emmanuelle Maisonneuve

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« Dans les branches » d’Emmanuelle Maisonneuve

Dans les branches

Emmanuelle Maisonneuve

Editions Graine 2

Comment passer des jeux de rôle à la véritable aventure. Une ode à la montagne, la forêt, la liberté et l’amour. Lumineux et envoûtant.

Mo est un garçon solitaire, abandonné à lui-même, un peu trop gros et shooté aux MMORPG (jeux de rôle en ligne multi player). Rien d’étonnant alors, quand il se perd dans la forêt, qu’il ait vu un troll le poursuivre. Bon, il n’ira pas jusqu’à le raconter, quand même pas fou non plus, mais dès lors, hanté jusque dans ses cauchemars par la « créature » monstrueuse, il cherche sur Internet (et même dans des livres!) des informations sur les espèces fabuleuses. Et puis, une nuit, il se perd à nouveau dans la montagne, il se sent à nouveau observé, poursuivi. Mais cette fois-ci, il va découvrir la vérité…

Le roman glisse insensiblement de la vie ordinaire et, pour tout dire, assez pathétique d’un adolescent introverti nourri aux sources d’une fantaisy assez médiocre, à une révélation inimaginable et pourtant ancrée dans la réalité la plus concrète qui soit : la vie âpre, cruelle et magnifique au cœur d’une nature sauvage. Loin des poncifs adolescents, un roman absolument éblouissant.

Marie H.

 

« La belle rouge » d’Anne Loyer

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la belle rougeLa belle rouge

Anne Loyer

Ed Alice, collection Tertio, 2015

La belle rouge c’est le DAF de Marje, son camion, son bébé, sa vie. Marje conduit un camion depuis 25 ans, elle sillonne les routes, c’est son métier. Un jour où elle avait oublié de verrouiller les portes de La belle rouge, elle découvre Kader endormi sur sa couchette. C’est le début de l’aventure. Kader a 16 ans, balloté de famille d’accueil en foyer, c’est une boule de colère. Marje décide de ne pas l’abandonner sur l’aire d’autoroute et va l’aider dans sa quête.

Ce n’est pas tous les jours qu’un auteur propose un voyage en camion, un poids lourd, un gros « cul », un vrai, avec en prime une femme au volant et un ado « pommé » comme passager. Anne Loyer le fait avec sensibilité, pudeur et passion. Un voyage initiatique en camion durant lequel les personnages vont évoluer, s’apprivoiser, se connaître, s’apprécier et grandir.

Une belle couverture rouge, en détail de carrosserie d’un truck digne de « la route 66 ». Merci Anne pour l’aventure !

Thierry B.

« Les pierres de fumée. 1. La prédiction » d’Eric Boisset

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pierresdefumeetome1Les pierres de fumée, 1. La prédiction

Eric Boisset

Ed Magnard jeunesse, 2015.

Une aventure exaltante dans laquelle le lecteur est propulsé à vive allure. Des mondes parallèles s’opposent, se croisent et se préparent à la guerre. Des territoires que chacun voudrait s’approprier ou se réapproprier. Des personnages d’une complexité étonnante où humains, créatures étranges (roomajat), sages, animaux mythologiques cohabitent.

Après une longue absence, depuis la trilogie d’Arkandias, Eric Boisset nous livre le premier tome, d’une nouvelle série, « La prédiction » et laisse planer le suspens pour que le lecteur se précipite vers le tome 2 (sortie prochainement). Ce roman de genre fantasy est écrit dans un langage soutenu. Il ravira les jeunes lecteurs tant l’intrigue est riche et les rebondissements nombreux.

Thierry B.