« Et j’ai couru » d’Ingrid Chabbert et Dani Torrent

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etjaicouruEt j’ai couru

Ingrid Chabbert, illustrations de Dani Torrent

Ed Alice jeunesse, 2014

C’est jour de tempête au bord de l’océan et comme chaque jour de tempête les parents attachent les bateaux et mettent les animaux à l’abri. Et le chien de la famille, Harrington, n’est pas rentré dans la grande maison de pierre. La petite  fille décide d’aller le chercher pour le sauver. Elle court, bravant le vent, le froid, la tempête et sa peur. Elle le trouve, le sauve et le ramène à l’intérieur de la grande maison de pierre, bien au chaud.

Le texte d’Ingrid Chabbert est poétique et sobre. Il est également très posé. L’auteure réussit à donner à l’action de la petite fille beaucoup de tendresse, de douceur au milieu des éléments déchaînés. Comme si l’action se passait au ralenti, comme superposée à l’image. La petite fille trouve le courage dans l’amour et l’affection qu’elle voue à son chien. Et l’amour, Ingrid Chabbert le sait et le transmet, fait déplacer des montagnes…

Les illustrations de Dani Torrent sont dans le vent ! Feuilles qui volent, vagues gigantesques, arbres penchés, livres, parapluies, vaches et autres objets dans les airs illustrent cette tempête. Et puis il y a la présence de ces manches à air, en nombres, agitées par le vent et toujours orientées dans le sens de la narration. Ces manches à air donnent une touche de rouge, elles s’assortissent par leurs rayures au phare, aux plots de sécurité et à une pièce de tissus.

Je découvre avec bonheur le travail de Dani Torrent, illustrateur et artiste de Barcelone. Son travail d’illustration et de peinture est surprenant. Il est diplômé de grandes écoles d’art de Barcelone. Durant ses études, il est attiré par la renaissance, le XIXème siècle et l’histoire  du cinéma. Ces personnages possèdent une anatomie particulière, comme modelés à la main, tout en rondeur. Merci les Editions Alice pour cette découverte de talent.

Thierry B.

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« Dans les cordes » de Fred Paronuzzi

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danslescordesDans les cordes

Fred Paronuzzi

Ed Thierry Magnier, collection Nouvelles, 2014

Fred Paronuzzi nous propose 13 nouvelles ayant pour thème commun, le sport. Ski, boxe, judo, bodybuilding, tennis, capoeira… traités du côté de celui ou de celle qui le pratique. Vu sous l’angle de l’être humain et non du sport spectacle, commercial et financier. Une vision juste et très proche du quotidien.

Dès la première nouvelle, le ton est donné : sobre, direct, sans fioriture et juste. 5 pages de pur bonheur sur la neige en présence d’un père et de sa fille qui skient. Le lecteur ne s’attend pas à la chute (celle de la narration, pas du skieur, vous m’aurez compris !) et c’est beau et plein d’humanité.

Ainsi s’enchaînent les nouvelles. De la capoeira à la boxe, en passant par le tennis et le bodybuilding, Fred Paronuzzi nous emmène à la rencontre de ces hommes et ces femmes pour lesquels le sport est indissociable de leur vie. Vie passée, vie future ou tout simplement vie de tous les jours. Le sport comme exutoire, le sport comme passion dévorante, le sport comme échappatoire, le sport comme détente, le sport simplement.

Du même auteur : « Mon père est un américain« , « Un cargo pour Berlin« , « Là où je vais » et bien d’autres titres.

Retrouvez Fred Paronuzzi dans une interview réalisée en juin 2012 : « J’ai rendez-vous avec… Fred Paronuzzi« 

Thierry B.

 

« L’île magique » de Marion Billet

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île magiqueL’île magique

Marion Billet

Ed Père Castor Flammarion, 2014.

L’île magique est un livre-jeux et un livre à système. Du côté livre à système, des rabats à soulever, des roues à tourner, des trous, des effets phosphorescents. Du côté livre-jeux, une énigme, une carte à trouver, un labyrinthe, des objets à repérer dans l’illustrations.

Loustic, le personnage de Marion Billet, invite le jeune lecteur dans son univers coloré et magique. Une aventure tonique à l’image des couleurs utilisées par Marion Billet. C’est simple et donc accessible dès le plus jeune âge.

Thierry B.

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« Prune 100% bio » de Séverine Vidal et Kris di Giacomo

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Prune 100% bio, tome 6

Prune bioSéverine Vidal, illustrations de Kris di Giacomo

Ed Frimousse, 2014

Si vous ne connaissez pas Prune, l’héroïne de Séverine Vidal précipitez-vous sur les tomes précédents : « Prune, la grosse rumeur« , « Prune, le fils de la nouvelle fiancée de papa« , « Prune et la colo d’enfer« … Dans le tome 6, nous retrouvons Prune candidate à l’élection des délégués de classe. Face à elle, Barbara veut interdire les couleurs moches et les gens qui font du bruit en mâchant. Prune se lance dans une campagne 100% bio, très écologique, avec le concours de sa bande. Tout un programme électoral décliné en slogans, tracts et affiches… comme les grands. Le grand jour approche, Prune a un trac fou, va-t-elle réussir à battre son adversaire ?

Une aventure citoyenne pleine d’humour, de bonne humeur et d’idée 100% bio

Thierry B.

« De qui a peur le grand méchant loup ? » de Chika Shigemori

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de-qui-a-peur-le-grand-mechant-loupDe qui a peur le grand méchant loup ?

Chika Shigemori

Ed Nobi-nobi, 2014

Sous des aspects volontairement un peu désuet,  cet album réhabilite la figure du loup dans l’imaginaire populaire du conte de fée. En prenant pour référence, trois contes dans lesquels la figure du loup est présente : « Les trois petits cochons », « Le petit chaperon rouge » et « Les sept chevreaux », l’auteure – illustratrice tente d’influer notre jugement et notre perception du loup. La narration alterne entre le récit de l’album et celui des contes précités. Le loup a toujours entre les mains le livre de conte des personnages qu’il rencontre. Ainsi, il se remémore les évènements qui se sont déroulés. Exemple : « On ne t’ouvrira pas ! Crièrent les chevreaux. Ta voix est rauque et tu as de grosses pattes noires. »  Le loup sait donc ce qu’il a à faire !!! Échappera-t-il à son destin de loup ?

L’illustration foisonne de détails. On note la patte de l’illustration japonaise, fine à l’aquarelle et à l’encre. Les pages de garde sont volontairement vieillies à la façon d’un parchemin jauni. On retrouve, également, un bref résumé des trois contes à la fin complété de quelques explications.

Un album intéressant.

Thierry B.

« Le signe de Dédale » de Florence Bremier

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Le signe de dedaleLe signe de Dédale
Florence Bremier
Sélectionné pour le prix du polar 2014 à Marseille
Athènes, 438 avant J. C. un adolescent, Nikolidès enquête : son maître d’apprentissage, le potier Marcidon a disparu, son atelier a été dévasté… Nikolidès, très débrouillard, aidé de sa courageuse amie Graséis retrouvent les débris d’une antique poterie appartenant à Dédale qui les met sur la piste d’un trésor…
Un roman policier haletant qui intègre avec brio l’antiquité, c’est si passionnant qu’on oublie qu’on apprend beaucoup sur la vie à Athènes !

« L’étrangleur est de retour » de Sandrine Beau

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etrangleurestderetourL’étrangleur est de retour

Sandrine Beau

Ed Oskar, 2014

Rappelez-vous, « L’étrangleur du 15 août« , ce roman policier palpitant et captivant. L’étrangleur avait été arrêté. Aujourd’hui, « L’étrangleur est de retour » ! L’étrangleur, alias Maxime Bourdieu, s’est évadé los d’un transfert de la prison. Le lieutenant Lebarre est venu leur annoncer en personne. Pour protéger Thomas et sa mère Juliette, la police décide de les envoyer chez la grand-mère. L’histoire pourrait s’arrêter là, mais Sandrine Beau écrit des polars, des vrais. Des récits qui font peur, où le suspense est haletant et la tension monte crescendo. Alors…rebondissement. Le  récit s’accélère, la mère repasse à l’appartement, la porte n’est pas verrouillée. Elle ne réapparaît pas chez la grand-mère. Thomas va donc mener l’enquête en compagnie de son copain Momo …… Réussira-t-il à retrouver sa mère ? Avec l’aide du lieutenant ou non ?

Un tueur, des menaces, du danger… Tous les ingrédients du polar sont réunis. De bons ingrédients ne suffisent pas, Sandrine les cuisine à merveille et le plat est savoureux, bravo !

Thierry B.