"Grande maison et petite maison" de Yoshi Ueno et Emiko Fujishima

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GrandepetitemaisonGrande maison et petite maison

Yoshi Ueno, illustrations d’Emiko Fujishima

Traduit du japonais par Jean-Benoît Silvestre

Ed nobi-nobi

Un ours et une souris habitent sur le même chemin de la forêt. Un à chaque extrémité. Tous les jours, ils sortent pour travailler, ils ne se croisent jamais. Pourquoi ? La souris habite du côté de la ville et travaille en ville. L’ours, lui, habite du côté de la forêt et travaille en forêt. Un dimanche, ils décident d’aller voir ce qui se passe à l’opposé. En ville, il y a du monde au terrasse de café, au restaurant, au cinéma et l’ours reste seul. A la campagne, beaucoup de monde profite du soleil, des jeux, pique-nique et la souris reste seule. Ce n’est pas facile de faire des rencontres, de se faire des amis. Et puis il y a la rencontre. Improbable, inattendue, surprenante… C’est le début d’une belle histoire d’amitié. La solitude est brisée. Leur vie respective va changer. Un petit vent de bonheur souffle.

Les illustrations d’Emiko Fujishima sont rondes, courbes, elles traduisent les méandres de la solitude. Les couleurs sont douces, pastels. Merci nobi-nobi pour cette découverte.

Thierry B.

"La drôle d’évasion" de Séverine Vidal

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droleevasionLa drôle d’évasion

Séverine Vidal, illustrations de Marion Puech

Ed Sarbacane, collection Pépix

L’histoire se passe à San Francisco, dans la prison d’Alcatraz. Vous savez ? Non, enfin…si… après vous être renseigner. La célèbre prison dont personne ne s’est jamais évadé. Personne, sauf peut-être les trois célèbres "évadés d’Alcatraz". Zach va visiter Alcatraz avec son père. Zach est documenté, il connaît la prison par cœur. Il a fait des recherches sur les "évadés d’Alcatraz", il vit avec eux, il s’est nourri d’anecdotes. Zach a donc décidé d’échapper à la surveillance de son père et des employés pendant la visite, pour tenter l’expérience : il va s’évader d’Alcatraz de la même manière que les trois personnages qu’il a étudié et son plan va fonctionner.

Quelle aventure, ce roman. Suspense, rebondissement, effets spéciaux, Séverine Vidal sort le grand jeu. Le récit oscille entre fait historique, fiction et science-fiction. A un rythme effréné le lecteur va parcourir les 150 pages. L’œil est attiré, je pourrais dire distrait, par les illustrations de Marion Puech, la typographie, les plans, les cartes car comme le veut Tibo Bérard (directeur de la collection) des "bonus" s’intercalent entre les chapitres.

Evadez-vous avec Zach, John, Clarence et les autres… !!!

Laissez vous surprendre par les titres déjà parus de la collection Pépix des éditions Sarbacane, comme "L’ogre au pull vert moutarde" de Marion Brunet.

Thierry B.

"Mon chat fait Ouaf !" de Sandrine Beau et Céline Decorte

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monchatfaitouafMon chat fait Ouaf !

Sandrine Beau, illustrations de Céline Decorte

Ed P’tit Glénat, 2014

Chaque animal se présente au fermier avec un masque représentant un autre animal. LE chat fait Ouaf, le cochon fait bêêêh, la vache fait miaou etc… Le fermier s’interroge ??? Voyons c’est carnaval affirment les animaux en tombant leur masque. Alors arrive la chute : le fermier tombe le sien et apparaît la gueule du loup.

Un bel album format à l’italienne, une typographie claire, bicolore et centrée sur la page de droite. Un texte court et compréhensible par les tout-petits. Cela fonctionne, c’est drôle et efficace, BRAVO.

Thierry B.

"Dino" d’Ingrid Chabbert, Anne Loyer et Estelle Billon Spagnol

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dinoDino

Anne Loyer, Ingrid Chabbert, illustrations d’Estelle Billon Spagnol

Ed Frimousse, 2014

Pour bien commencer le mois de septembre et reprendre une activité en douceur sur le blog, un  roman mettant en scène un dinosaure et des enfants. Que se passe-t-il quand deux frères reviennent du square en chevauchant un dinosaure ? Ami imaginaire qu’il faut cacher dans sa chambre. Un jour il tombe amoureux de sa voisine "dinosaure" hébergée par deux petites filles. Ensemble, les quatre enfants décident de raccompagner les deux dinos dans un champs…. A suivre….

Un roman court, divertissant, bien écrit, à la portée des plus jeunes lecteurs. Rafraichissant !

Thierry B.

"Ogre, cacatoès et chocolat de Cécile Roumiguière et Barroux

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ogreOgre, cacatoès et chocolat

Cécile Roumiguière, illustrations de Barroux

Ed Belin 2012

Un joli album sur l’importance des mots pour exister et se défendre dans la vie…une petite fille Manon, collectionneuse de mots, part en promenade pour cueillir des fleurs à sa maman, rappelant un certain petit chaperon. Elle rencontre un ogre ! Un ogre qui s’ennuie et qui du coup a très faim. Comment se défendre ? Manon va sortir de son sac un mot…magique : cacatoès, puis un autre et encore un autre et l’ogre affamé va bientôt oublier son estomac pour découvrir le nom de chaque chose et de chaque animal. Shéhérazade s’était sauvée en racontant des histoires, Manon elle se sert des mots pour éviter d’être dévorée et se faire aussi un nouvel ami. Son dernier cadeau lui donner un nom.

Une histoire de mots et d’amitié tout en douceur servie par les illustrations de Barroux dans un savoureux mélange de collages, découpages et couleurs tendres.

cet album a été mis en scène par la troupe de théâtre les artisans de l’éphémère et la troupe de danse accords des nous, un spectacle à partir de 6 ans.

Stéphanie C.

 

"Le passe-miroir" de Christelle Dabos

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le passe miroirLa Passe-miroir – Tome 1 : Les fiancés de l’hiver

Christelle Dabos 

Gallimard jeunesse, 2013

En 2012, Gallimard Jeunesse, RTL et Télérama ont lancé le concours du premier roman jeunesse ouvert à toute personne n’ayant été jamais publiée. C’est Christelle Dabos qui a remporté ce concours avec le premier tome de sa série La Passe-miroir : Les fiancés de l’hiver.

Dans ce roman, le monde est scindé en arches, sortes d’îlots suspendus dans le ciel. Ophélie, jeune fille myope et maladroite, vit sur l’une d’elles, Anima. Tous les habitants y sont cousins et partagent donc le même ancêtre, Artémis. Sur Anima, les natifs ont des pouvoirs liés aux objets. Selon leurs prédispositions, ils peuvent les réparer, lire leur histoire ou encore les rendre vivants. Ophélie est une anémiste très douée. Elle est liseuse, c’est-à-dire qu’elle peut lire le passé des objets. Elle est aussi passe-miroir : elle peut voyager d’un miroir à l’autre, à condition qu’ils soient placés à courte distance et qu’elle s’y soit déjà reflétée.

Le roman s’ouvre sur une mauvaise nouvelle pour Ophélie : les doyennes d’Anima lui ont trouvé un futur mari sur une autre arche, le Pôle. Ophélie n’a aucune envie de se marier mais elle est dans l’impossibilité de refuser cette proposition. On ne peut pas dire non aux doyennes. Son fiancé s’appelle Thorn, il est grand, maigre, taciturne. Il l’emmène au Pôle avec la marraine d’Ophélie qui restera auprès d’elle jusqu’à son mariage.

Au Pôle, les choses sont bien différentes. La société est divisée en clans qui ont chacun leurs pouvoirs particuliers. Thorn fait partie du clan des Dragons, ou presque. Car c’est un bâtard, tout le clan l’a rejeté sauf sa magnifique tante Berenilde. Les Dragons sont capables de blesser à distance, sans nécessité de contact. Parmi les autres clans, il y a les Mirage qui peuvent créer des illusions. Il y a aussi ceux qui peuvent communiquer par la pensée et qui voient tout ce que les membres de leur clan voient, on les appelle la Toile. Comme sur Anima, les habitants du Pôle ont un ancêtre commun, Farouk, autour duquel évolue une véritable cour.

Lassée d’être surprotégée par Thorn et Berenilde, Ophélie va découvrir ce monde par ses propres moyens, pénétrer dans des lieux incroyables, croiser des personnages surprenants et comprendre finalement qu’elle n’est qu’un pion sur l’échiquier des intrigues de cour. Après moult périls, elle finira par apprendre le véritable pourquoi de ses fiançailles.

Même les lecteurs peu portés sur la fantasy pourraient se laisser prendre au charme des Fiancés de l’hiver. Car contrairement à certains romans du genre où l’on est plongé dans un monde pouvant être compliqué à appréhender, on découvre le Pôle à travers les yeux d’Ophélie qui, étrangère et non initiée aux mystères de cet univers, en sait aussi peu que nous. Si l’histoire vous accroche, vous risquez de vous sentir triste en refermant le livre sur sa dernière page et de n’attendre qu’une chose : la suite ! Il faudra patienter, le deuxième tome est en cours d’écriture. En attendant, Christelle Dabos répond aux questions de ses lecteurs sur le site dédié à la série.

Marie N.

 

 

 

"Le mystère du majordome" de Norma Huidobro

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mystere-du-majordomeLe mystère du majordome

Norma Huidobro

École des Loisirs, 2013

Les patrons de sa grand-tante, gouvernante, étant absents, le jeune Tomas a la chance de passer quelques jours dans leur maison qu’il appelle le « palais ». C’est le rêve : piscine, bons petits plats, grandes pièces dans lesquelles jouer, le début du séjour de Tomas ne pourrait pas mieux se passer. Mais voilà qu’il entend des bruits étranges la nuit, juste au-dessus de sa chambre. Pire encore : les bons en-cas préparés par la cuisinière disparaissent sans explication. Et puis, qu’est devenu l’ancien majordome dont Tomas se souvient si bien alors que tout le personnel de la maison s’acharne à prétendre qu’il n’a jamais existé ?

Tomas, aidé de Camila, la petite fille de la cuisinière, va mener l’enquête.

Ce court roman policier argentin plein de suspens et de mystère est agréable à suivre et chose à noter, il met l’eau à la bouche : Norma Huidobro a l’art de décrire les gourmandises dégustées par son héros. Pas étonnant que la disparition de ces bonnes choses le pousse à enquêter, c’est un crime que des plats aussi appétissants se volatilisent !

Marie N.