Archives de Tag: Petit chaperon rouge

« Chaperon rouge et le dragon de Chine » de Pascal Coatanlem

Par défaut

chaperonrougedragonChaperon rouge et le  dragon de Chine

Pascal Coatanlem, illustrations de Joël Cimarron

Ed Karibencyla

Lorsque sa grand-mère lui parle de Shen-Long le dragon qui fait tomber la pluie, Chaperon rouge pense avoir trouvé le moyen de mettre fin à la sécheresse que subit son pays.

Partant à sa recherche, elle croise un curieux personnage. Celui-ci porte un masque de pierre et chevauche un nuage. C’est Sun Wu-Kong le roi des singes.

Ce dernier est un peu vexé que la jeune fille ne le connaisse pas. Voyant en elle, une occasion d’obtenir les faveurs du dragon, il finit par lui proposer son aide et va même l’accompagner jusqu’à ce dernier ….

Chaperon rouge, forte de son expérience, déjouera la ruse du roi des singes.

Grâce à son courage et son honnêteté, elle obtiendra du dragon, la pluie tant attendue et bien plus encore….

Dans le dernier titre de la collection « les contes mélangés » des éditions Karibencyla, le Chaperon Rouge rencontre deux personnages traditionnels de la culture chinoise, le dragon Shen-Long qui a le pouvoir de faire tomber la pluie ainsi que de fertiliser la terre et Sun Wu-Kong le roi des singes (héros du romans Le Voyage en Occident de Wu Cheng’en écrit à la fin du XVI ème siècle.). Cette quête nous permet de passer un bon moment de lecture mais aussi de découvrir de façon ludique et originale des éléments de la culture chinoise.

 Séverine S.

Publicités

« Un dîner entre amis ? » de Valérie Weishar Giuliani

Par défaut

Un dîner entre amis ?

Valérie Weishar Giuliani, illustrations de Claire Chavenaud

Ed Eponymes jeunesse

 Grégoire, le loup, a faim, au détour d’un grand arbre, il rencontre…. le petit chaperon rouge ou du moins sa petite fille qui va le voir (Il va donc voir sa grand-mère ! et l’histoire recommence…) Grégoire est également le petit-fils du fameux Loup. Ils partent donc ensemble et sur la route rencontrent tous les protagonistes des contes avec un loup : 3 petits cochons, la chèvre de Monsieur Seguin, celle avec ses 7 chevreaux etc… Et tout ce joli monde rassuré par le petit chaperon rouge se dirige chez la grand-mère. La fête commence, une fête végétarienne, bien sûr !

Même si l’idée n’est pas très originale, elle est traité de façon habile. La typographie et les illustrations donnent de la force au récit. Les illustrations sont douces, traitées avec beaucoup de détails et de minuties. Elles dégagent une atmosphère, une ambiance. J’avoue avoir feuilleté plusieurs fois cet album sans le lire, juste en regardant les illustrations.

Thierry B.

« Le petit chaperon rouge » Charles Perrault, M. Degueldre

Par défaut

Le petit chaperon rouge

Charles Perrault, illustrations de M. Degueldre

Ed Enfantines Artima, 1947.

Cette maison d’édition était sise à Tourcoing et née sous l’occupation. ARTIMA signifie ARTisans en IMAgerie (sigle choisi parce que les Allemands ne permettaient de fonder d’entreprises autres qu’artisanales). Ce livre, composé de 4 feuillets doubles, comporte également le conte « Le chat botté ». Je l’ai découvert récemment dans le grenier de ma grand-mère  avec d’autres livres de littérature de jeunesse. Je vous les ferais découvrir au grés des parutions du mois d’août. Cet article fait suite à celui de Marie, qui vous présentait hier « Le petit chaperon rouge & Ce qu’il advint dans le ventre du loup » d’Audrey Alwett , Illustrations de François Amoretti. Elle vous parlait de la chute. En 1947, dans cette version la chute est la même : « En disant ces mots, le méchant Loup se jeta sur le petit Chaperon rouge et la mangea. »
Voilà pour le clin d’oeil patrimoine !! A suivre….!!!
Thierry B.

« Le Petit Chaperon Rouge et ce qu’il advint dans le ventre du loup » de Charles Perrault et Audrey Alwett

Par défaut

Le petit chaperon rouge & Ce qu’il advint dans le ventre du loup

Conte de Charles Perrault

Scénario d’Audrey Alwett

Illustrations de François Amoretti

Editions Soleil – Collection Blackberry

Le livre attire l’œil. La couverture est d’un beau rouge, ornée d’un grand médaillon rond à l’ancienne sur lequel, en gros plan, une mignonne à capuche rouge, grands yeux et coupe au carré, semble inviter le loup derrière elle à la suivre. La première partie de cet album hybride nous livre le texte de son auteur mot pour mot, avec la particularité de comporter sa traduction japonaise. Les illustrations, pleine page ou en incise, avec une grande variété de mise en page, sont exécutées à la plume, un noir et blanc hachuré fourmillant de détails dans lesquels se détache, claquant, le rouge du petit chaperon.

Et donc, fidèle à la version de Charles Perrault, le conte s’achève par : Le loup la mangea.

C’est alors Ce qu’il advint dans le ventre du loup … Cette partie adopte la forme d’une bande dessinée, mais les vignettes sont à bords perdus, comme flottant dans la page. Plus aucune couleur, juste le trait élégant et précis de François Amoretti et ses innombrables détails. Le chaperon se retrouve dans un univers absurde, privé de ses repères habituels. Telle Alice après sa chute, dans un décor mêlant détails organiques et objets de brocante, elle découvre un monde où plus rien ne fonctionne normalement. Elle rencontre un des trois petits cochons, la chèvre de Monsieur Seguin, les sept chevreaux et retrouve sa mère-grand, mais la scénariste Audrey Alwett se joue des codes traditionnels comme de la logique. Loin de pouvoir espérer une quelconque aide des autres victimes du loup, la petite doit apprendre à se défendre et s’endurcir, ce qui a pour curieuse conséquence de faire pousser ses poils. Elle se transforme peu à peu en loup, apprend la férocité pour survivre et lorsqu’elle parvient enfin à s’évader, elle est devenue une fort appétissante jeune fille qui s’éloigne sur ses hauts talons, sans un regard pour le loup qu’elle laisse raide mort derrière elle. La morale implicite de cette suite répond à celle du moraliste : On voit ici que de jeunes enfants, surtout de jeunes filles, belles, bien faites et gentilles, font très mal d’écouter toutes sortes de gens, et que ce n’est pas chose étrange, s’il en est tant que le loup mange… Les filles d’aujourd’hui ont appris à faire fi de la douceur et de la gentillesse pour faire pousser leurs griffes.

En bonus, Robe du Petit Chaperon Rouge en kit, Hymne du Petit Chaperon Rouge, et Recette de la galette que le Petit Chaperon Rouge apporta à sa Mère-grand. Malgré ce clin d’œil sympathique aux plus jeunes, ne nous y trompons pas, cette version s’adresse bien aux grands.

Auteur de bande dessinée, Audrey Alwett est également directrice de la collection Blackberry chez Soleil. Passionnée de contes et de légendes, elle nous promet d’autres albums du même cru. Nous allons être attentifs.

Pour avoir une idée du talent de ces deux jeunes auteurs si prometteurs, un petit tour sur les blogs de François Amoretti et d’Audrey Alwett s’impose.

Marie H.

« Rouge ! » d’Alice Brière-Haquet

Par défaut

Rouge !

Alice Brière-Haquet, illustration de Elise Carpentier

Ed Motus, 2010

C’est l’histoire d’une bien jolie petite mamie qui habite au fond d’un bois. Le rouge est sa couleur préférée : « elle avait les joues rouges, un très beau rosier rouge, une ravissante robe rouge et même des rideaux rouges. Cette petite grand-mère passe son temps à tricoter, tricoter pour sa petite fille. Bien sûr, la laine qu’elle utilise est …ROUGE. Mais chaque promenade de l’enfant dans les bois se transforme alors en problème car les animaux la confondent avec un aliment dont ils sont très, très, très friands… Du rouge, une grand-mère et sa petite fille, bien sûr, tout le monde pense au conte du petit Chaperon rouge, et nous n’en sommes pas loin. Ici, la version est beaucoup plus courte mais bien plus directe. L’humour du texte et des images, très présent tout au long de l’album, permet de ne pas prendre le danger trop au sérieux et même d’en rire. Mais peut-on rire encore lorsque nos enfants ne savent plus distinguer les dangers qui les guettent ? Un petit test pour ceux qui le veulent : pour votre première lecture, cachez le texte et regardez juste les images… Un petit format pour un livre très efficace dans lequel j’ai tout de suite été séduite par les illustrations d’Elise Carpentier : texte et dessins sont gravés sur une seule image. Cette technique d’illustration apporte d’un côté un aspect vieillot et rétro alors que la trilogie des couleurs utilisées (rouge, noir et blanc) lui donne un ton plus contemporain, moins chargé que les vieux livres de contes. Alice Brière-Haquet, quant à elle, affirme sa volonté d’accompagner les petits lecteurs, de leur raconter des histoires tendres et drôles qui les font grandir. Voici donc un album très réussi à lire et à mettre dans les mains des petits à partir de 3 ans. Elise Carpentier est fraîchement diplômée en Arts Plastiques (Master) et elle est à la recherche d’une maison d’édition susceptible de publier son travail. Elle ne se lasse pas de raconter et illustrer des histoires, les siennes et aussi celles des autres…

Frédérique W.