Archives de Tag: musique

« Alabama blues » de Maryvonne Rippert

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Alabama blues

Maryvonne Rippert, illustration Les soeurs Chevalme

Ed Oskar

Nous retrouvons avec bonheur Maryvonne Rippert pour un nouveau roman musical. En effet après le succès de « Métal mélodie » qui a reçu plus de 9 prix, l’auteur continue d’emporter le lecteur dans le monde de la musique. Et pour que la musique soit présente pendant la lecture il suffit au lecteur de flasher les QR-codes ou de se rendre sur le site du groupe les Chics Types. Maryvonne Rippert présente un ouvrage à réalité augmenté, elle allie avec brio son talent d’auteur, le talent musical des Chics Types et les bienfaits du numérique. Et cela fonctionne à merveille.

L’histoire se déroule à Lyon (une ville familière à Maryvonne), Lou fait la connaissance de Dexter, un noir américain SDF, qui joue du saxophone dans la rue. Le même jour il rencontre les Chics Types et s’apercevra par la suite que la nièce d’un des membres du groupe n’est autre que Lou (eh oui !!! ils ont le même prénom), la peste de la classe ou du moins celle qui le bouscule, celle qui l’attire aussi. Ces rencontres (Dexter, les Chics Types et la belle Lou) vont l’aider à se construire, à trouver son chemin, sa mélodie. Ces rencontres ont un dénominateur commun : la musique !

La musique : ses origines, ses influences, ses adaptations, ses rythmes…et ses musiciens. Maryvonne Rippert nous parle de gens simples, classiques en dehors de tous « Star System », des personnes qui vivent leur musique, la musique. Des personnes, des gars, des Chics Types qui ont trouvé la « blue note » et ça sonne juste !

C’est beau, émouvant, empli d’humilité, debout le roman de Maryvonne dans une main, la musique des Chics Types dans les oreilles, j’applaudis.

Thierry B.

« Kimati et la montagne aux esprits » de Christelle Huet-Gomez et Emilie Dedieu

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Kimati et la montagne aux esprits

Christelle Huet-Gomez, illustrations d’Emilie Dedieu

Ed des Samsara

Christelle Huet-Gomez écrit un conte initiatique, aux accents africains sur un schéma classique du conte. Un héros, trois épreuves, des personnages (ici des animaux) qui apportent leur aide et cela fonctionne correctement. Le point de départ est la mort de l’ancêtre, illustre musicien de la tribu. Le sorcier demande aux hommes de la tribu de partir chez les esprits en quête des instruments de musique disparus et ces derniers refusent. Seul Kimati, le petit-fils accepte l’épreuve et part seul dans la forêt.

Les illustrations sont colorées, une attention particulière est apportée aux détails des tissus chatoyants des membres de la tribu. Un petit bémol pour la forme des yeux des personnages, une très belle double page noire et bleue en parfait accord avec l’ambiance du texte à cet instant.

Un format souple de belle facture aux pages-de-garde en parfaite symétrie.

Thierry B.

« Un accordéon sinon rien » d’Ingrid Chabbert et Manola Caprini

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Un accordéon sinon rien

Ingrid Chabbert, illustrations de Manola Caprini

Ed Les petits pas de Ioannis, 2012

Collection « A pleines dents ».

Félicien, 10 ans, joue de l’accordéon, il aime ça et de plus il est doué. Son accordéon est son compagnon le plus fidèle. Ses parents, sa famille sont fiers de lui, oui, mais voilà, être un petit prodige de l’accordéon, vis à vis de ses copains et camarades de classe c’est pas fun. S’appelait Félicien, un prénom de « vieux » et jouer de l’accordéon comme les « vieux » cela n’est pas tendance. Les railleries fusent et Félicien se fait chahuter constamment. Alors pour rentrer dans le rang, il décide de ne plus en jouer et il remise son accordéon au fond du placard. le tout avec beaucoup de regret et d’amertume, mais c’est le prix à payer pour (re)devenir un garçon « normal », un mouton dans le troupeau !!! Un évènement musical le sauvera, un évènement de taille internationale. Une star « branchouille » a repérer un de ses morceaux sur le net et va s’en servir pour son prochain tube. Félicien est heureux, il retrouve son accordéon et devient à son tour la star de son école. L’accordéon retrouve d’un coup ses lettres de noblesse.

Voilà un roman pour la jeunesse court, facile à lire, drôle, émouvant qui aborde le thème de la différence à travers une pratique culturelle, la musique. La pratique d’un instrument de musique ancien et populaire, voire un peu désué : l’accordéon. Félicien est différent uniquement car il joue de l’accordéon et aime écouter de la musique d’accordéonistes célèbres. Ingrid Chabbert insiste sur l’acceptation de l’autre, sur le regard que les autres lui portent avec beaucoup de finesse et d’élégance. Le personnage est touchant, emplie d’humanité.

Avec « Le devoir bizarroïde » d’Anne loyer et Emilie Michaud, les éditions Les petits pas de Ioannis sortent leurs 2 premiers romans pour la jeunesse. Cette jeune maison d’édition n’avait, pour le moment, qu’une parution d’albums. Destinée à un public de jeunes lecteurs (7 – 10 ans), ces romans illustrés conservent la thèmatique de la maison d’édition. Lj83 souhaite beaucoup de succès à cette nouvelle collection.

Thierry B.