Archives de Tag: contes

« De qui a peur le grand méchant loup ? » de Chika Shigemori

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de-qui-a-peur-le-grand-mechant-loupDe qui a peur le grand méchant loup ?

Chika Shigemori

Ed Nobi-nobi, 2014

Sous des aspects volontairement un peu désuet,  cet album réhabilite la figure du loup dans l’imaginaire populaire du conte de fée. En prenant pour référence, trois contes dans lesquels la figure du loup est présente : « Les trois petits cochons », « Le petit chaperon rouge » et « Les sept chevreaux », l’auteure – illustratrice tente d’influer notre jugement et notre perception du loup. La narration alterne entre le récit de l’album et celui des contes précités. Le loup a toujours entre les mains le livre de conte des personnages qu’il rencontre. Ainsi, il se remémore les évènements qui se sont déroulés. Exemple : « On ne t’ouvrira pas ! Crièrent les chevreaux. Ta voix est rauque et tu as de grosses pattes noires. »  Le loup sait donc ce qu’il a à faire !!! Échappera-t-il à son destin de loup ?

L’illustration foisonne de détails. On note la patte de l’illustration japonaise, fine à l’aquarelle et à l’encre. Les pages de garde sont volontairement vieillies à la façon d’un parchemin jauni. On retrouve, également, un bref résumé des trois contes à la fin complété de quelques explications.

Un album intéressant.

Thierry B.

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« Ecrire des contes…et les détourner ! » de Mireille Pochard

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Mireille Pochard

Mireille Pochard

Ecrire des contes…et les détourner !

Mireille POCHARD

Ed Eyrolles, collection « Les ateliers d’écriture »

Mireille Pochard après des années de travail nous présente son livre édité chez Eyrolles. Mireille est médiatrice lecture jeunesse et formatrice, elle anime des ateliers d’écriture auprès de publics variés. Elle est auteur, dans la même collection, de « Écrire une nouvelle et se faire publier  » paru en 2009 et dont vous pouvez retrouvé la chronique sur Lj83. Mireille que nous cotoyons à tous les comités de lecture (Var et région), nous avait livré de nombreux extraits de son travail. Aujourd’hui c’est un concentré de 200 pages que nous allons pouvoir lire de façon linéaire ou picorer au grès de nos envies et/ou de nos questinos sur le conte.

Voici le communiqué de presse : les contes ont un avenir… à inventer ! Contes merveilleux -« de fées »-, d’avertissement, d’animaux -fables et fabliaux-, mimologiques, étiologiques -« des origines ou « des pourquoi »»-, de randonnée, philosophiques, facétieux, satiriques, de mensonge, licencieux, fantastiques, paraboliques, mythes, épopées, légendes, « petites formes » -chansons traditionnelles, comptines, enfantines, formulettes, virelangues, jeux de cour de récréation, expressions et locutions, proverbes et dictons, devinettes, énigmes et charades, blagues-… Collectés et transcrits depuis l’Antiquité, les genres littéraires issus de l’oralité ont traversé les siècles. Fonds culturel identitaire, revêtant une multitude d’aspects, ils alimentent et stimulent la mémoire et l’imaginaire collectifs.

Mireille POCHARD propose aux auteurs en herbe d’en expérimenter l’écriture et de jouer de leurs détournements, seul ou en groupe -d’écrivants ou « classe »-. 200 propositions d’écriture ludique -orale, rédigée ou illustrée- assorties d’exercices à plusieurs niveaux de difficulté, de réalisations d’ateliers de création tous publics (enfants, adolescents, adultes), de documents (tableau introductif, classification, préambules et annexes, bibliographie et sitographie)… Une somme de techniques, méthodes et pistes -individuelles et collectives- pour exploiter un patrimoine universel, à redécouvrir.

Thierry B.

 

« La montagne fleurie » de Ryunosuke Saito

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La montagne fleurieinteressant

 Ryunosuke Saito, illustrations de Jiro Takidaira

traduction du japonais de Yukari Kometani et rose-Marie Makino

Ed Océan

Aya rencontre une sorcière dans la montagne. Cette dernière lui explique pourquoi et comment poussent les fleurs de couleurs vivent qui la recouvrent. Elle lui révèle les secrets de la nature. La sorcière semble tout connaître sur Aya, sur les habitants de son village et sur le paysage alentour. Elle lui raconte les légendes qui subsistent de la naissance du monde. Aya écoute et ne dit rien. Quand elle revient dans son village personne ne croit à son histoire de sorcière et de montagne fleurie. Alors Aya retourne dans la montagne, elle ne croisera plus la sorcière et ne retrouvera plus l’endroit où poussaient les fleurs. Aya sait maintenant que de son comportement quotidien naîtra une fleur dans la montagne fleurie.

Ce conte a été publié pour la première fois au Japon en 1969, les éditions Océan nous offre, aujourd’hui, la première traduction en français. Les illustrations apparaissent sur un fond d’un noir profond. Colorées, elles sont surlignées d’un épais trait noir qui leur donne une apparence d’illustrations de Manga.

Thierry B.

« Quand je serai grand je serai grand méchant loup » d’Anne-Gaëlle Balpe

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Quand je serai grand je serai grand méchant loup

Anne-Gaëlle Balpe, illustrations d’Emilia Conesa

Ed Winioux, 2011.

C’est l’histoire d’un petit garçon qui nous explique que quand il sera grand il sera grand méchant loup ! Mais pas n’importe quel grand méchant loup. Un loup intelligent, habile, grand stratège, subtil, etc. Tout cela pour manger les trois petits cochons. Cet album à l’italienne de facture classique (texte sur la page de gauche, illustration sur celle de droite) présente une histoire simple. Une histoire comme tous les enfants aiment à raconter aux autres et à eux même. Le texte d’Anne-Gaëlle Balpe est simple, l’emploi d’un ton ferme et direct traduit la stratégie et l’assurance du petit garçon. La typographie met en relief les mots importants et/ou forts, elle facilite la lecture à voix haute, le ton et l’intonation. En regard les illustrations d’Emilia Conesa favorisent et accentuent par leurs détails le comique des situations.

Cet album est truffé de références bibliographiques sur les contes, sur les loups… Merci Anne-Gaëlle et Emilia pour le clin d’oeil sur la bibliothèque !!! C’est le troisième album de cette nouvelle maison d’édition : Winioux. Nous attendons avec impatience les prochaines parutions. Bravo Marion et Rafaële et bonne continuation.

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Thierry B.

« Mouna » de Florence Férin

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L’équipe jeunesse de Saint-Raphaël invite le jeune public,  2-5 ans, samedi 21 janvier 2012 pour un conte : «Mouna» par Florence Ferrin. « Ce soir, Mouna a bien du mal à s’endormir ! Son papa n’est pas rentré pour lui faire le bisou avant de dormir. Il a du travail, beaucoup de travail, dans la forêt. Mouna s’inquiète ! « Dans la nuit, il ne voit rien !! » Alors elle part le rejoindre, sa petite lumière à la main. Mais la petite lumière s’éteint. Mouna fait alors l’expérience de la nuit. Elle découvre la lune qui éclaire parfois comme en plein jour mais qui se cache aussi derrière les nuages…» il est nécessaire de réserver à la Médiathèque jeunesse au 04 98 11 89 25 ou sur place à partir du 21 décembre 2011.

Jacques Bourgarel

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Jacques Bourgarel conte pour les tout-petits samedi 15 octobre 2011 à la Médiathèque municipale de Saint-Raphaël.

Nassim Alwan, conteuse libanaise

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Les bibliothécaires de la région PACA ont rencontré Nassim Alwan à la bibliothèque de Mtein (Liban) pendant le voyage d’étude organisé par le groupe régional ABF/PACA  et le COBIACNassim Alwan vit et travaille au Liban après des études universitaires d’art dramatique à Damas. Elle échange et partage ses contes traditionnels, mythologique ou légendaires. Elle conte pour le public libanais et se produit dans de nombreux festivals de conte. Elle a participé au festival du conte d’Oran. Elle a écrit plusieurs histoires pour enfants, en cours de publication. Virginie D. a capturé pour vous ces quelques images. Une histoire de Jeha, personnage traditionnel. Nassim Alwan conte en arabe, pour ceux qui ne comprennent pas, voici un résumé de l’histoire avant la vidéo :

Jeha n’a plus d’argent et vend sa maison. Il dit à l’acheteur que dans sa maison il y a un clou, que ce clou est à lui et que l’acheteur ne doit pas l’arracher. Ce pacte est conclu devant notaire. Jeha fait déposer devant la porte de son ancienne demeure un animal mort ou un objet. Puis il dit au propriétaire qu’il veut accrocher cet animal mort ou l’objet à son clou. Ce dernier refuse mais il est contraint de le faire car le notaire lui impose. Le clou est à Jeha !!! Par cette ruse Jeha récupère sa maison.

Thierry B.