Archives de Tag: Abécédaires

« Alphabet » de Jérémie Fischer

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alphabetcouvAlphabet

Jérémie Fischer

Orbis pictus club

Cet alphabet de Jérémie Fischer a été tiré à 250 exemplaires, numérotés. Il a été sérigraphier en juin 2013 sur les presses de l’Athlétic Print Club de Bagnolet par Jérémie Fischer, assisté de David Adrien, Frédéric Dejean et Lucas Harari.

Le principe d’Alphabet consiste à faire apparaître des lettres en contre-formes à partir de formes abstraites. Une même forme transparente sur le calque central permet de créer une lettre sur la page de droite, et sa suivante sur la page de gauche.

Un jeu artistique et visuel qui va plus loin que le simple abécédaire. Chacun s’amuse, après avoir trouvé la lettre, à rentrer dans les formes blanches. Des creux, des pleins, des vides, et l’imagination fait le reste. Cet abécédaire carré et spiralé est d’une qualité exceptionnelle. Les enfants tournent les pages de droite à gauche, reviennent en arrière de gauche à  droite, s’arrêtent sur les formes, jouent avec les transparents. Cet album est beaucoup plus qu’un abécédaire !

Beaucoup de douceur et de modernité dans les formes et contre-formes crées par Jérémie. Beaucoup de puissance, de recherche. Nous retrouverons Jérémie Fischer très bientôt, il a réservé une surprise pour tous les lecteurs du blog.

Thierry B.

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« L’anti Abécédaire sans le A » de Michael Escoffier

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abcdairesansAL’anti abécédaire sans le A  

Michael Escoffier, illustrations de Kris Di Giacomo

Ed Kaleidoscope

Un abécédaire original qui nous dévoile ce que deviennent des mots si on leur enlève une lettre. Ainsi : Sans le A, la carotte devient crotte et sans le B le bœuf devient œuf… La dernière page reprend tous les mots passés en revue et la lettre enlevée est mise en valeur. Imagination, humour…des dessins amusants qui proposent des scènes cohérentes entre les mots…

Eliane T.

« ABCD Animaux » de Mike Haines et Julia Fröhlich

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ABCDABCD Animaux

Conception de Mike Haines

Ingénieur papier, Julia Fröhlich

Editions Milan

Abécédaire, bestiaire et animé !

Cet Alphabêtes peut paraître trop ambitieux mais l’objet, de petite taille, est étonnamment sobre: une petite photo de chaque animal accompagnée d’un court texte de présentation et, en vis-à-vis, la lettre majuscule, noire et sévère, d’où surgit une figure au graphisme épuré, animée grâce à un ingénieux dispositif de languettes. Un vautour déploie ses ailes, trois petits narvals font un pas de danse, la trompe de l’éléphant se déplie, le jaguar sort sa tête et sa patte avec souplesse et méfiance.

Rien n’est spectaculaire mais il y a beaucoup de délicatesse dans les mécanismes. Textes et illustrations se détachent nettement sur de larges plages blanches, avec une remarquable économie d’effet et une grande élégance.

Un bien joli objet à faire découvrir aux plus petits.

Marie H.

« Abécédaires du monde : Pays-Bas » de Henriette Boerendans

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Abécédaires du monde : Pays-Bas

Henriette Boerendans

Editions Circonflexe

Un abécédaire bilingue néerlandais/français, voilà qui peut perturber nos jeunes apprentis de la langue française. Il serait pourtant dommage de passer à coté des belles gravures sur bois qui l’illustrent car il s’agit également d’un bestiaire.

Les vingt-six animaux sont représentés de façon très simple, dans des teintes soutenues jouant sur des contrastes assez marqués. A rapprocher de l’Abécédaire de Sébastien Orsini, afin de comparer et constater combien une même technique peut aboutir à des représentations différentes, suivant la patte de l’artiste.

Marie H.

« ABC bestiaire » de Janik Coat

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A B C bestiaire

Janik Coat

Editions Autrement

La couverture de ce bel album carré attire l’œil. 5 animaux se détachent nettement sur son fond blanc et nous fixent de leurs yeux ronds. 5 ? Ou plutôt 6. Et 7 même. Jolie accroche que cette couverture qui nous incite d’emblée à examiner chaque détail. Car la construction de cet album repose sur une intelligente progression qui ménage de nombreuses pistes d’observation.

En effet, la première double page présente sur une large plage blanche un décor minimaliste – un arbre, une étendue d’eau- et un âne, surmonté de la lettre A et de son nom, Antonin, la deuxième introduit quelques rochers et une baleine, Barbara, la troisième le chien Cyprien, une fleur et des pousses d’herbe, la quatrième… Vous l’aurez compris, les animaux arrivent au fil de l’alphabet, accompagnés de quelques détails qui enrichissent le panorama et simplement nommés de leurs prénoms. Un premier jeu peut consister à deviner le nom zoologique de l’animal (pas toujours aussi facile que baleine ou grenouille). Il est aussi possible, de page en page, de repérer les ajouts au décor et les déplacements des animaux (repérer Léon ou Pline quand arrive enfin Zadig n’est pas si simple non plus). La dernière page de l’album présente, face à l’alphabet complet, la liste des noms d’animaux accolés à leurs prénoms, donnant ainsi l’occasion de découvrir quelques mots savants, tels que wombat ou quetzal, et l’envie de revenir en arrière pour les retrouver. Ultime raffinement, les pages de garde offrent le dessin au trait fin sur fond blanc du décor vide, puis peuplé de tous ses habitants pour une nouvelle lecture de ce bestiaire décidément plein de surprises.

Avec ses beaux à plat francs et nets, une palette joyeuse et tonique, des contrastes de couleurs bien dosés et une mise en page claire qui incite à détailler, les illustrations sont propres à captiver le regard des enfants. Abécédaire, livre-jeu et imagier, idéal pour inciter les tout petits à observer et développer leur mémoire, c’est avant tout un très bel album qui, par son graphisme singulier, leur offre un monde enchanté.

Marie H.

« Dans le mystère des animaux sauvages » de Sébastien G. Orsini

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Dans le mystère des animaux sauvages : abécédaire en linogravure

Sébastien G. Orsini

Actes Sud Junior

A comme alligator, Z comme Zèbre… Oui, mais comme on ne les a jamais vus encore, dans un abécédaire somptueux, plus qu’un abécédaire, un livre d’art, avec des choix esthétiques forts et saisissants. Chaque animal occupe la totalité de la page de droite, en gros plan et cadrages serrés. L’artiste a privilégié le rendu des matières et des textures qui le caractérisent: le quadrillage des écailles de l’iguane, les poils drus et raides du dromadaire, les plis et les craquelures de la peau de l’éléphant, la complexe mosaïque des ailes de la libellule. Très graphique, le troupeau de zèbres finit par former un tableau abstrait. Les xylocopes butinant un champ de fleurs évoquent les vitraux des années 30. Sur les pages de gauche se découpent de petits tableaux sur fond clair, dentelles d’arbres et motifs végétaux en ombres chinoises sur larges à plats, paysages lointains et mystérieux sur lesquels se détachent, les unes après les autres, larges et rassurantes, les lettres noires de l’alphabet. Le papier, mat et velouté, met en valeur ce travail remarquable, avec sa palette de tons sourds et sombres, ses teintes de terre, de sable et de nuit. Un bien beau voyage.

Un seul regret : l’illustration de la couverture n’est vraiment pas à la hauteur, c’est un véritable sabotage !

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Marie H.

« Il était une fois un alphabet » de Marcelle Marquet

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Il était une fois un alphabet

Texte de Gabrielle Marquet

Illustré par Souza Desnoyer

Ed Chandeigne : réédition de l’album publié en 1951

C’est l’histoire de la rencontre des Voyelles et des Consonnes. Racontée à la manière d’un conte moral, cette histoire donne vie aux lettres de l’alphabet dans un but clairement didactique, la présentation des lettres, majuscules puis minuscules, étant destinée à favoriser la mémorisation de chacune avant de les combiner entre elles. En fin d’ouvrage, coloriages et jeux sont proposés pour continuer l’apprentissage sur un mode ludique.

Le texte, assez long, présente néanmoins quelques difficultés pour un enfant en cours d’apprentissage de la lecture. Certaines tournures de phrases telles : « Chacun prit à tache de montrer ce qu’il savait faire « ,  n’ont plus cours aujourd’hui et le vocabulaire est d’un registre très soutenu. La conception de la société est également datée. Les consonnes masculines ont deux épouses et malgré l’indignation de madame A, « …il n’y avait qu’à l’accepter car chaque pays a ses coutumes ». Et lorsqu’il s’agit de signer le traité qui officialise l’union entre les deux peuples, c’est aux Messieurs de le faire… Mais l’humour est là, notamment chez la même Madame A qui, offusquée d’avoir été comparée à Monsieur V, réplique avec aigreur :  » A condition que je marche sur la tête après avoir perdu ma ceinture ! « . Inconcevable, en effet ! Quant à l’histoire, elle célèbre l’heureuse alliance de toutes ces lettres dans une ambiance joyeuse et festive.

Ce sont les illustrations qui portent l’ensemble. Signées par Souza Desnoyer, elles allient un charme désuet à une efficacité graphique très moderne. Vivement colorées, les lettres sont personnalisées avec inventivité : Mademoiselle I, longue, droite et mince; Monsieur O, coiffé d’une toque noire et gonflé de son importance; Madame A, rigide et sévère,  engoncée dans son manteau noir; les S, X et Z, gaiement bariolés et jouant les acrobates; le B, débonnaire et bedonnant… Les visages, tous différents bien qu’esquissés de façon minimaliste, parviennent à traduire des caractères tandis que mains et pieds donnent vie et mouvement à chaque lettre.

Ce petit peuple a toutes les qualités visuelles requises pour captiver l’attention des jeunes enfants et frapper leur imagination.

Marie H.