Archives de Catégorie: Petits éditeurs

« La légende du papier découpé de Yangzhou » d’Isaly

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legendepapierdecoupéLa légende du papier découpé de Yangzhou

Conte adapté par Corinne Boutry, illustrations d’Isaly

Ed Mazurka

Un conte initiatique qui mêle légende et créature féérique. Une jeune fille orpheline n’arrive pas à vendre les fleurs en papier découpé qu’elle confectionne tous les jours sur le trottoir. Un jour, elle rencontre une vieille femme. Cette dernière lui enseigne la patience, l’observation des fleurs du jardin. Jamais, elle ne lui enseigne la pratique de la découpe. Au bout d’un an, la vieille femme lui donne, enfin, une vielle paire de ciseaux rouillé. La vieille femme disparait, avec sa maison, son jardin, ses fleurs. La paire de ciseaux rouillé se révèle être…magique ! La jeune fille découpe de magnifiques fleurs en papier. Tout le monde les admire, en parle dans la ville.

Ce conte est joliment illustré. Isaly présente des couleurs pastels, des traits fins et minutieux, des visages expressifs avec beaucoup de force dans les regards. La nature est mise en valeur par l’utilisation de détails foisonnant dans la flore et la faune.

De très belle pages de garde en fleurs de papier découpé de couleur rouge.

Thierry B.

 

 

« Celui qui voulait voir le monde » de Stéphane Millerou et Izou

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béretCelui qui voulait voir le monde

Stéphane Millerou, illustrations d’Izou

Ed Les P’tits Bérets, 2014.

A qui appartient cet objet ? A plusieurs personnes, cet objet a plusieurs utilités. Il s’adapte à la personnalité des gens. Peut-être l’adaptent-ils à leur personnalité. Cet objet n’a pas changé depuis sa création, c’est un objet patrimonial. Alors quel est cet objet ? Il n’est pas nommé dans le récit et la réponse se trouve à la dernière page à l’envers, à la manière des questions-réponses. Néanmoins il apparaît sur toutes les illustrations. En couleurs, en noir, porté par les enfants, les adultes, les jeunes, les plus anciens. Cet ouvrage au format carré est un hommage au couvre-chef le plus français qui soit : le béret !

Un bel hommage au béret et un joli clin d’œil à la maison d’éditions.

Thierry B.

« L’accumulatôr à bidouilleries » de Leïla Brient et Julie Grugeaux

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accumulatorL’accumulatôr à bidouilleries

Leïla Brient, illustrations de Julie Grugeaux

Ed Winioux

ISBN : 9782919523078

Les éditions Winioux nous présentent leur dernière création, « L’accumulatôr à bidouilleries« . Un ouvrage tout en hauteur au titre amusant et pour le moins surprenant. Qu’est-ce que donc que ça ? Le lecteur le découvre au fur et à mesure de la lecture. Hector et Archibald vivent dans une petite maison et se contentent de peu. Plaisirs du quotidien de la vie. Un matin, un imprimé publicitaire, porté par le vent, va bouleverser la vie de nos deux personnages. Cet imprimé incite à la consommation et Hector va céder à la tentation. La tentation va devenir récurrente et c’est l’escalade aux « bonnes affaires ».

Leïla Brient nous livre une histoire sur les méfaits de la surconsommation, de la consommation à outrance. Une critique accerbe de la société de consommation à travers une écriture douce. Beaucoup d’humour, de tendresse et de dérision apparaissent dans cette histoire accessible dès le plus jeune âge.

Le propos est superbement illustré par Julie Grugeaux. Elle utilise différentes techniques et matières pour renforcer ce côté « accumulation » et ça fonctionne. Des papiers découpés, du collage de matières, des photographies d’objets du quotidien etc. La double page centrale se déplie en un surprenant quadriptyque.

Thierry B.

Editions « Les petits pas de Ioannis », fin d’une belle aventure

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Il est toujours triste de voir disparaître une maison d’édition spécialisé dans la littérature de jeunesse. Les petits pas de Ioannis arrête leurs publications. C’est regretable, leurs publications étaient de qualités, leur ligne éditoriale claire et marquée. Lecture jeunesse 83 vous propose un retour en arrière à travers quelques notes de lecture :louis 32

mamie BertheLe devoir bizarroïde d’Anne loyer, illustrations d’Emilie Michaud

Les écharpes de Mamie Berthe d’Ingrid Chabbert, illustrations de Leïla Brient

Ydriane de Céline Lamour-Crochet, illustrations d’Olivier ‘Drian‘ Chaumont

L’histoire de Louis Trente-Deux, enfant-roi de Catibou, illustrations de Chadia Chaïdi-Loueslati

Moi Einstein gardien de maizoo d’ Anne Loyer, illustrations de Claire GaudriotPPI Einstein

racommodeuseLes racommodeuses de coeurs déchirés de Catibou, illustrations de Géraldine Hary

Le feu transparent de Catherine Leblanc, illustrations de Pascale Breysse

Un accordéon sinon rien d’Ingrid Chabbert, illustrations de Manola Caprini

Vous pouvez également retrouver l’interview que nous avez accordé Ingrid et Marjorie lors d’un « J’ai rendez-vous avec…Les petits pas de Ioannis«  . Si vous avez appréciez les publications de cette maison d’édition, nous vous conseillons de vous précipiter sur les derniers exemplaires encore en vente. Seule consolation et l’avenir le dira, certains titres resteront, peut-être, dans l’histoire de la littérature de jeunesse…  Au revoir PPI logo

Thierry B.

« Sais faire moi ! » de Géraldine Collet

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saisfairemoiSais faire moi !

Géraldine Collet, illustrations de Lunat

Ed Philomèle

Petit livre de format carré qui rapellera à tous les adultes que les tout-petits peuvent désarmer. Sais faire moi!aborde sans détours toutes les choses que ce petit bonhomme sais faire. « Jouer du tambour, répéter plusieurs fois le même mots, faire des O sur les copies de son papa… » Jusqu’à la fin du livre où les parents se fâchent et où la grande soeur joue à la grande soeur. Et là : sais pas faire moi !

Des illustrations colorées et contempporaine. Des pages de garde avec des objets qui semblent voler. Des objets du quotidien que l’on retrouvera sur les pages au fil de l’histoire.

Thierry B.

« Chaque page a son secret » de Marcel Migozzi

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chaquepageChaque page a son secret

Marcel Migozzi, illustrations de Johan Troïanowski

Ed Pluie d’étoiles, 2 012

Un livre carré. Lumineux. Les images et couleurs de Johan dynamisent les poèmes et devinettes de Marcel Migozzi. Un festival de décalage, de tendresse et d’humour poétique ; les deux complices vibrent bien en connivence. Un joyeux régal. A mettre dans toutes les bibliothèques, à laisser trainer en classe pour dynamiter les cerveaux et la lecture croisée texte/image. Et à mettre en lien avec les autres titres des Editions Pluie d’étoiles que Johan Troïanowski a illustré aussi.

Un nouveau format pour Pluie d’étoiles, une collection qui commence avec une barre très haute côté illustration

Patrick Joquel

« Couic ! » de Valérie Strullu

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couicCouic !

Valérie Strullu

Ed Âne bâté

L’histoire est racontée par une vieille brebis, l’histoire de jeunes et doux agneaux. Ces derniers ne goûteront pas les joies de la vie. La vieille brebis explique aux lecteurs que ces agneaux ont des prédateurs : la buse, le loup, le renard. Par l’illustration du renard, Valérie Strullu réussit la mise en abîme de son dernier album, « Mon voisin » qui a reçu le premier prix « petit grain de sel » 2013 salon jeunesse du Pouliguen (44) . Mais les deux prédateurs les plus dangereux sont les chers maîtres si affectueux ! Ceux qui mettent tant d’ardeur au travail pour les nourrir, les élever, les soigner… Et puis un jour : « Crac, Couic !, Croc » !!!

Valérie Strullu explique la chaîne alimentaire de façon simple, directe, talentueuse avec une pointe d’humour noir et un soupçon d’ironie. Pense-t-on à ces bêtes lorsque l’on savoure une côtelette, un gigot, un ragoût. En lisant cet album on y repense, c’est certain.

On retrouve de grands aplats de couleurs dans ses illustrations. Sa palette va du noir au rouge sang qui contrastent avec le blanc immaculé des agneaux. En clin d’oeil à cette chaîne alimentaire, un estomac et son tube digestif apparaît sur les pages de garde.

Pour terminer l’histoire, la vieille brebis explique qu’elle pourrait envisager plusieurs solutions : parler aux agneaux, faire l’autruche… Elle préfère laisser l’initiative aux lecteurs en leur laissant l’adresse de la ferme de Kerdrennec dans le Finistère. Une adresse à laquelle chacun d’entre nous pourra adresser un mot aux maîtres si affectueux !

Thierry B.