Archives de Catégorie: Auteurs et illustrateurs

Jeux d’illustrateurs de l’Ecole des Loisirs

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Les éditions de L’école des loisirs proposent 3 jeux, une collection en co-édition avec Playbac connue surtout pour ses jeux parascolaires.

« Le Mémo rigolo » où on retrouve « Simon le lapin » de Stéphanie Blake dans un jeu de mémory évolutif. Les joueurs doivent constituer des paires de cartes identiques. Celui qui en obtient le plus grand nombre remporte la partie.
« Le Domino des bruits » inspiré du livre des bruits de Soledad Bravi, un jeu de dominos coopératifs où tous les joueurs gagnent ensemble. En posant leur pièce, les joueurs doivent soit imiter le bruit de l’objet ou de l’animal représenté, soit le mimer.

Pour ma part, j’ai choisi de rester au frais cet été en jouant à « Pouss’Poussins » un jeu de réflexe, de rapidité et d’observation où l’on retrouve les poussins malicieux de Claude Ponti.

Jeu proposé à partir de 5 ans, le jeu propose des variantes pour les plus jeunes ou les grands parents pas doués. Le but du jeu ne plus avoir de carte en main, une sorte de Uno revisité.

Une façon de découvrir l’univers de Ponti en s’amusant.

Les plus : une boite coulissante solide à glisser dans la valise, prix raisonnable 11,90 euros.

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Avec l’aimable autorisation des parents !

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Ca donne envie de craquer pour le reste de la collection, avec la sortie des autres jeux prévus en septembre et octobre avec « Le Croque-couleurs de Pop », « Le Mistigrouille de Cornebidouille », « Le Supermegagitop jeu de Simon », « C’est qui le plus fort ? » d’après l’univers de Mario Ramos.

Mathilde C.

Julia Wauters, bibliographie sélective

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« J’ai rendez-vous avec… Baptistine Mesange »

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Lj83 : Bonjour Baptistine Mesangebaptistinemesange

Baptistine Mésange : Bonjour Thierry !

Lj83 : Merci d’avoir accepté cette rencontre.

BM : C’est avec joie…

Lj83 : Tu vis dans le Var, comment est née ta vocation ?

BM : Quand j’étais petite, j’inventais des histoires et je fabriquais mes livres avec du carton, de la ficelle et du papier. Ma maman les a tous gardés dans une boîte. Mais je ne répondais jamais « écrivain » à la question « qu’est-ce que tu veux faire quand tu seras grande? » Je n’y pensais pas comme ça… Je fabriquais des livres parce que j’aimais par dessus tout les histoires, écrire et dessiner. Et puis un jour, j’ai voulu qu’elles existent pour de vrai. Que d’autres que moi tournent les pages de mes livres.

Lj83 : Tu es auteure et illustratrice, comment concilies-tu les deux activités ?

BM : Aujourd’hui, je ne les imagine pas l’une sans l’autre. Après tout, c’est ce que je faisais quand j’étais petite ! Alors, faire les deux est tout simplement un retour à l’enfance que j’apprécie vraiment… Ecrire et dessiner sur du papier, puis créer un livre. Un vrai.

Illustrer mes écrits m’apporte beaucoup… Celà-dit, je ne veux pas m’enfermer seule dans ce que je fais. Je veux aussi partager cette passion avec les autres. J’aime apporter mon univers aux textes que l’on me demande d’illustrer… Et quel magnifique moment que celui où je découvre les illustrations réalisées sur une de mes histoires! Ce que je recherche avant tout dans un binôme avec un illustrateur, c’est qu’il me fasse découvrir avec ses dessins cette part de l’histoire que je ne connais pas… Et c’est aussi ce que je veux faire ressentir à l’auteur qui me confie son texte. J’aime l’objet livre, particulièrement l’album, pour cette belle complicité entre le texte et les images, entre l’auteur et l’illustrateur, ou avec soi-même.

Lj83 : Pourrais-tu nous dire quelques mots de ton parcours d’artiste ?

BM : Je ne sais pas du tout si c’est un parcours d’artiste… Mais après des études en Lettres et Sciences humaines et une licence de Lettres modernes, j’ai d’abord voulu tenter les concours dans l’enseignement, puis j’ai arrêté…

Alors, j’ai commencé à écrire avec l’idée qu’un jour, j’enverrai mes histoires à des maisons d’édition. Car c’est finalement ce que j’aimais faire depuis toujours… Mon premier manuscrit est devenu mon premier livre, en 2011. Du côté de l’illustration, je n’ai fait aucune école. Il y a deux ans, j’ai commencé à dessiner « pour de vrai » parce que je voulais illustrer mes histoires et tout ce que j’avais en tête. Je voulais absolument faire de la peinture…! mais c’est avec les crayons et les collages de petits papiers que j’ai finalement trouvé mon style. C’est comme ça que mon univers s’est construit autour de moi… Puis, des auteurs ont commencé à me confier leurs textes, et j’ai même eu des commandes de dessins originaux. En ce moment, mes dessins sont exposés dans une galerie… (nlrd : La fiancée du pirate, rue Lamalgue à Toulon.) Jamais je n’aurais imaginé tout cela il y a deux ans. En fait, je crois que j’en rêvais secrètement… Aujourd’hui, je n’espère qu’une seule chose, c’est de toujours aimer ce que je fais…

dessin2BMLj83 : Parle-nous un peu des albums déjà parus ? Quel choix d’édition fais-tu ?

BM : D’abord, je ne fais pas des livres pour faire des livres… Je ne suis pas dans la surproduction… Parce que je trouve important que chaque livre soit un morceau de soi. Alors, pour répondre à ta question… je choisis de parler de trois de mes livres… parce qu’ils me ressemblent, ils sont ce que je veux montrer de mon univers. Je me souviens encore du moment où ils sont nés, dans ma tête et sur le papier.

nuq-et-pingouin-de-baptistine-mesangeNuq et Pingouin est une histoire d’amitié, une vraie, avec des joyeuses petites larmes au coin des yeux et un sourire à la fin. Les illustrations de Sandrine Lamour apportent une dimension très enfantine au texte, qui lui, s’adresse aux petits comme aux grands… Peut-être pour montrer que l’amitié est une histoire qui commence quand on est tout petit et dure toute la vie, si l’on y croit au moins un peu. Le mois dernier est sorti chez la jolie loiseau-lenfant-et-le-chat_6980maison d’édition Pour Penser à l’Endroit L’oiseau, l’enfant et le chat. C’est mon livre tout à moi comme j’aime le dire, j’ai écrit l’histoire et je l’ai illustrée. Mais aussi, parce que c’est une histoire vraie, je crois… Cette petite fille qui soigne un oiseau blessé et le regarde s’envoler très haut, avec une émotion au bord des yeux, je la connais très bien…

Et puis, il y a Souvenirs de papier. C’est un morceau de moi. Un bout de la mélancolie qui m’habite depuis toujours… Etre un enfant, c’est aussi grandir, tout au long de la vie. L’album, illustré par Jessica Lisse qui redonne leurs couleurs aux souvenirs, évoque le passage de l’enfance au monde adulte avec une nostalgie que je n’ai pas su retenir… Je suis très heureuse qu’il vive sa vie de livre dans la maison d’édition Philomèle dont j’apprécie beaucoup la ligne éditoriale.

souvenirdepapierQuand j’ai un projet d’album, j’avoue ne pas penser à la maison d’édition qui pourrait l’accueillir… D’abord, je veux qu’il existe. Parce que c’est une part de moi-même qui s’en va toquer aux portes. Si au début, je trouvais plaisant d’écrire sur des thèmes ou des sujets « parce que ça pourrait plaire »… plus maintenant. Parce que je tiens vraiment à ce que chacun de mes livres soit un bout de ma propre histoire. Je veux ressentir de l’émotion moi aussi, comme le lecteur. Je trouve qu’il y a une surproduction en littérature jeunesse de nos jours, et c’est vraiment dommage. Je ne crois pas en faire partie, et ça me rassure.

LJ83 : Y a-t-il des contes ou textes classiques que tu aurais envie d’illustrer ?

BM : J’aime les contes dans leur version originale et je rêverais de poser mes illustrations sur un texte classique, oui. Mais j’aimerais que mon univers apporte quelque chose, que je m’y retrouve aussi…. Le petit chaperon rouge est le conte que je préfère, pour ce qu’il est. Mais je crois que je n’y apporterais rien… Je me sens plus proche de Poucette, La petite fille aux allumettes ou Le petit soldat de plomb. Il y a dans chacun de ces contes une part d’enfance qui me touche, des émotions que j’aimerais dessiner et transmettre à ma manière… J’ai d’ailleurs fait une illustration de Poucette soignant l’hirondelle car c’est un passage du conte que j’aime particulièrement…

Mais ça reste une tâche très délicate… et aujourd’hui, j’ai encore beaucoup de chemin à parcourir avant de penser à cela.

dessinBMLj83 : Comment travailles-tu ? Est-ce que tu as une technique favorite ?

BM : Je crois que je n’ai pas de technique du tout en fait… Je me mets à mon bureau (ou n’importe où aussi…) quand je ressens le moment de mettre en mots ou en images tout ce qu’il y a dans ma tête. Je ne me force jamais. Je laisse venir l’inspiration de toutes les petites choses qui m’entourent..

Je préfère oublier les plannings que je ne respecterai pas… Je n’ai jamais fait de plan de texte ou de recherches… je laisse s’écrire l’histoire pendant un certain temps, plus ou moins long, et je la pose ensuite sur le papier. En dessin, c’est un peu pareil. J’ai un carnet de croquis et beaucoup de feuilles volantes, et avant de commencer un dessin, je gribouille un peu. Mais je ne passe pas obligatoirement par les recherches de personnages, les croquis détaillés ou les chemins de fer (pour un album)… Je n’obéis pas à un rythme de travail. Je peux ne rien écrire pendant des mois, comme dessiner des nuits entières sans dormir…

Lj83 : Pour nous familiariser un peu plus à ton univers, pourrais-tu nous dire quels ont été tes coups de cœur déterminants, que ce soit lecture, film, peinture, ou les histoires et les images qui te restent de ton enfance ?

BM : J’étais très curieuse de tout, j’ai toujours aimé voir, lire, toucher, découvrir… mais je ne saurais citer précisément les choses… Je me souviens d’un livre, c’était un album, que j’ai adoré quand j’étais enfant. Il était gris, et c’était une histoire de cadeau. Ce qui m’a marqué, c’est que je le relisais toujours avec espoir de découvrir une nouvelle fin, car rien, ni l’image ni les mots, ne dévoilaient au petit lecteur que j’étais, ce qu’il y avait dans ce paquet. Alors, j’imaginais… et je le relisais encore. Et c’est ça que j’aimais, je crois… et que j’aime toujours dans les livres. Ce qu’il nous reste, une fois qu’on les referme. Aujourd’hui, je rêve de retrouver ce livre, au hasard d’un marché, d’une brocante ou n’importe où… je le reconnaitrais à la couverture.

Puis, moment clef de mon enfance : un jour, j’ai lu Le Petit Prince, j’avais 7 ans et le livre était à mon grand frère. C’est comme ma philosophie de vie, ma Bible… Et je crois que dans ce que j’écris et dessine, il y a toujours quelque chose du Petit Prince … Quand je suis triste, ou très heureuse, ou un peu les deux … je le relis encore. Chaque lecture est unique… c’est un livre qui me touche, me questionne, me bouleverse et me rassure, à chaque fois que je l’ouvre, c’est pour le redécouvrir. S’il ne devait exister qu’un seul livre au monde, ce serait celui-là.

Lj83 : Et maintenant que tu es grande (on peut dire ça ou pas ???), quels sont les créateurs que tu admires le plus et qui pourraient avoir de l’influence sur ton travail ?

BM : hihi…quand je serai grande…? peut-être que je n’aurai plus envie de dessiner ou d’écrire… ! et je pense que ce sera aussi triste que je l’imagine… Oui, j’ai grandi, je ne peux pas dire le contraire, ce serait mentir! Car je suis un peu plus haute que quand j’avais 5 ans … mais mon cœur d’enfant est toujours là, au moins la moitié…et ça suffit pour faire tout ce que je veux dans « ma vie de grande ».

Une vraie grande que j’admire, parce qu’elle est un poème à elle-même, c’est Anne Herbauts. J’aime aussi les univers de Nathalie Choux, Manon Gauthier et Mélanie Rutten. Leurs créations sont poétiques et douces, il y a beaucoup de sensibilité. J’aime la part d’enfance qui s’y trouve, je me sens proche de leurs personnages et des histoires qu’ils racontent.

Lj83 : Et maintenant, Baptistine, quels sont tes projets ?

BM : Oh, j’en ai plein je crois… et ça prendra du temps. J’ai commencé à écrire un petit roman sur un sujet qui me touche particulièrement, j’aimerais le finir. Et puis, j’ai pris goût à exposer mes dessins, alors j’aimerais beaucoup continuer à le faire. J’ai aussi pensé habiller des petits riens de mes dessins, comme des coussins.. ça me plairait beaucoup. Sinon, j’ai commencé à envoyer quelques dessins aux éditeurs… et j’avoue avoir très envie que l’un d’eux me confie un texte d’auteur pour que je l’illustre… un texte qui correspondrait vraiment à mon univers.

Je vais aussi aller à la rencontre des lecteurs dans des petits salons de ma région où j’aime beaucoup me rendre. J’aimerais aussi continuer à faire des interventions autour de mes livres ainsi que des ateliers avec les enfants dans les médiathèques ou les écoles. D’ailleurs, je vais clore l’année scolaire, par la fabrication d’ un livre avec une classe de CLIS comme quand j’étais petite : avec du papier, de la ficelle et du carton. Mais ce sont eux les petits, et ce sera leur histoire, ils sont très enthousiastes et moi je suis ravie…

Et aussi, j’aime la musique… j’ai commencé à apprendre la flûte traversière. Pour finir sur une note artistique…

Lj83 : Merci beaucoup, Baptistine, d’avoir pris le temps de répondre à toutes mes questions et d’avoir partagé avec nous un peu de ton univers. J’espère vraiment avoir donné envie à tout le monde d’ouvrir tes livres et de découvrir tes images.

BM : C’est à moi de dire merci …

Lj83 : Pour conclure, nous pouvons retrouver, découvrir ton travail à la galerie La Fiancée du Pirate  rue Lamalgue à Toulon jusqu’au 23 mai. Et sur ton blog dès à présent.

« La fois où je suis devenu écrivain » de Vincent Cuvelier

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la-fois-ou-je-suisLa fois où je suis devenu écrivain

Vincent Cuvellier

Ed Le Rouergue, 2012

Dans son autobiographie, Vincent Cuvellier raconte comment il est devenu écrivain après avoir été renvoyé de l’école. Son premier roman, il l’a fait publier en remportant le concours du jeune écrivain à 16 ans, une grande fierté pour celui qui a toujours été très mauvais élève, une revanche même. Son deuxième roman sera plus long à voir le jour, Vincent Cuvellier passera entre temps par des périodes plus ou moins heureuses et il lui faudra un changement de cadre radical pour se remettre à écrire pour de bon. Ensuite, il diversifiera son activité en collaborant avec des illustrateurs, devenant ainsi auteur d’albums avec de belles réussites comme La première fois que je suis née illusté par Charles Dutertre ou encore la série des Émile en partenariat avec Ronan Badel. Aujourd’hui, il est heureux de pouvoir affirmer : je suis écrivain. Et nous, nous sommes heureux de le lire.

Marie N.

Voeux 2014

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Lecture jeunesse 83 vous souhaite

une belle année

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Jérémie Fischer

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Chères lectrices, chers lecteurs,

C’est toujours important de mettre en valeur et soutenir les auteurs et illustrateurs de jeunesse. C’est le moteur et la force de Lecture jeunesse 83 qui se veut toujours indépendant, libre et novateur, j’ose l’espérer. Mettre en valeur la lecture et la littérature de jeunesse, une littérature de qualité, celle qui a permis, qui permet et qui permettra aux plus jeunes de devenir citoyens du monde.

C’est dans cet esprit que nous continuerons la rédaction des notes pour l’année 2014. Pour bien commencer l’année nous vous proposons de découvrir la carte de vœux 2014. Vous la découvrirez à partir du 30 décembre. Une carte de Jérémie Fischer.

Jérémie Fischer a accepté d’illustrer la carte de vœux du blog Lecture jeunesse 83. Merci beaucoup Jérémie pour cette carte résolument contemporaine et dynamique. Jérémie Fischer est un jeune illustrateur de talent diplômé de l’école Estienne à Paris et des Arts décoratifs de Strasbourg. Vous pouvez retrouver ses illustrations dans les ouvrages suivants (pour la plupart sur Lj83), sur son site et sur la fabrique :

L’éléphouris aux Ed Magnani

– Alphabet

– Le magazine Nyctalope

La revue Pan

– La première de couv de Le journal malgré lui de Henry K de Susin Nielsen

Nous souhaitons à Jérémie la réalisation de nouveaux projets, aussi ambitieux, contemporains et de qualité, avec tout le savoir faire qui le caractérise.

Montreuil 2013

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Le salon du livre et de la presse jeunesse 2013, Montreuil comme nous avons l’habitude de le nommer, aura pour thème : les héros ! Sur le site vous pouvez retrouver le programme, les invités, les ateliers, les conférences….

SLPJ2014