« Nola » de Florence Aubry

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Florence Aubry

Ed Mijade, 2014.

Nola, accompagnée de sa mère, part en consultation à la clinique privée des Buis. Elle a rendez-vous avec le médecin pour avorter. La clinique est un établissement neuf, d’apparence ultra-moderne. Elle pourrait passée inaperçu si il n’y avait pas les membres de civitas. Ce groupuscule antiavortement qui constitue un comité d’accueil fort peu engageant. Puis tout bascule durant la consultation, deux hommes surgissent et prennent en otages le médecin et Nola. Ces hommes sont de civitas, ils enferment dans une cachette sous terraine le médecin et Nola. Un jour les ravisseurs viennent chercher le médecin. Le lecteur apprendra plus tard, dans le récit, qu’il sera exécuté.

Commence alors un huit clos pour Nola. Florence Aubry nous raconte comment se passe la vie de Nola, en dehors du temps, en dehors de la vie, avec sa grossesse, son bébé, ses angoisses. Elle établit le parallèle entre le désir de survie de Nola et le développement de la vie de ce bébé qu’elle ne voulait et ne veut pas.

Le récit nous révèle, également, de informations sur les ravisseurs : leurs parcours, leurs motivations, leur lutte antiavortement, leurs plaies à l’âme, leurs profil psychologique…

Et puis, en raison d’un stratagème, Nola fausse compagnie à ses ravisseurs. Elle se sauve. La police a arrêté les ravisseurs. A la fin du roman, comme au début, Nola est en consultation dans une autre clinique avec un autre médecin. Elle a encore le choix, elle décidera, cette décision n’appartient qu’à elle.

Thierry B.

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