« Tache d’encre » de Stéphane Millerou et Quitterie Laborde

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tachedencreTache d’encre

Stéphane Millerou, illustrations de Quiterie Laborde

Ed Les P’tits bérets, 2014

Nous sommes en 1914, Dans une classe de village, le maître d’école explique à ses élèves la guerre. Dans le village, les hommes, les pères  partent les uns après les autres au combat. Quand ils reviennent, ils sont blessés, mutilés, éclopés, cassés. La guerre dure, nous sommes en 1915. Le maître d’école part à la guerre, il est remplacé par une femme. Les femmes travaillent dans les champs, à l’usine. En 1916, seules les lettres apportent un certain réconfort pour ceux qui les reçoivent. En 1917 rebondissement avec l’entrée en guerre des USA. Le 11 novembre 1918, l’armistice est signé. Les enfants du village retrouvent leurs pères et le maître d’école. Le père d’Emile ne rentre pas. Sa mère recevra une lettre dans laquelle son mari lui explique qu’il ne reviendra certainement pas de la guerre car son régiment a refusé de se battre. Avec ses mots il demande à sa femme : « Fais-moi le plaisir de dire à Emile que son père est mort pour la paix. » Il signe Déserteur François Grouvel.

C’est la première fois, dans un album de littérature de jeunesse, que le sujet de la désertion est abordé. L’auteur n’a pas choisi ses mots par hasard, il termine ainsi son album par « la paix ». Très bel album qui permet d’aborder avec les plus jeunes le conflit de la Grande Guerre.

Thierry B.

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    • Cet ouvrage est un album, il reste une fiction néanmoins. Un album pour les 8-12 ans et +.