« Les variants » de Robison Wells

Par défaut

variantsLes variants

Robison Wells

Traduit de l’anglais par Anne-Judith Descombey

Editions du Masque – Collection Msk

Quand Ben Fisher, 17 ans, orphelin et 33 familles d’accueil et presque autant de collèges au compteur, arrive à Maxfield Academy, il est réellement déterminé à prendre un nouveau départ. C’est une chance unique pour lui, sans doute la dernière, de regagner une place dans le monde des gens bien, grâce à cet établissement de luxe à la pointe de la recherche pédagogique. A se demander d’ailleurs pourquoi sa demande a été acceptée…

Et en effet, quand Ben est déposé dans l’enceinte de Maxfield, rien ne ressemble à ce qu’il a pu imaginer. Enfermés à l’intérieur d’un domaine qui évoque plus un établissement pénitentiaire qu’un pensionnat, les adolescents sont livrés à eux-mêmes, organisés en micro société et partagés en trois gangs parmi lesquels le nouvel arrivant est sommé de choisir. Les règles sont édictées quotidiennement par l’intermédiaire d’un écran, qui n’est pas sans rappeler un Big Brother de sinistre mémoire, mais c’est bien l’ordre établi par les adolescents qui amène certains d’entre eux à se conduire comme les pires des bourreaux. Soumis à une surveillance constante et désincarnée, vraisemblablement sujets d’une expérience malsaine, aucun d’entre eux ne semble pourtant prêt à prendre le risque de s’évader de cet univers clos régi par la violence. Refusant de s’adapter à cet univers absurde, Ben va donc être le premier à tenter réellement de reprendre sa liberté.

Entre Sa Majesté des mouches, explicitement cité, et la trilogie Méto d’Yves Grevet, ce premier tome se taille une place tout à fait honorable dans un genre pourtant rebattu grâce à un rythme soutenu, une écriture nerveuse, des personnages solidement construits et des inventions tout à fait singulières. La fin nous laisse dans un suspense absolument insoutenable et je prédis une belle carrière à cette série prévue en trois tomes, dont le deuxième tome est programmé pour fin 2013…

Marie H.

Publicités

Les commentaires sont fermés.