« Les souliers écarlates » de Gaël Aymon et Nancy Ribard

Par défaut

Les souliers écarlates

Gaël Aymon, illustrations de Nancy Ribard

Ed Talents Hauts

Soutenu par Amnesty internationale ce conte aborde le sujet sensible des femmes battues.Une princesse délicate, magnifique est la femme d’un homme grand et fort qui l’a bat et la considère comme sa chose, sa poupée, son jouet. Enfermée dans un palais/prison doré elle souffre en silence de la maltraitance de son époux. Comme ce dernier la couvre de cadeaux pour se faire pardonner et se donner bonne conscience vis à vis des invités, elle lui demande, un jour, de lui offrir des souliers de satin rouge que fabrique un cordonnier du royaume. La nuit venue ses souliers lui permettent de s’évader. Le mari découvre la ruse, la troisième nuits. Il suit son épouse, se jette sur elle poings fermés. Mais la belle réussira à se sauver et à se libérer de la violence de son mari.

Gaël Aymon dans la tradition du conte, nous livre une histoire poignante. Il délivre un message aux jeunes lecteurs et leurs familles.  Il fallait son style, sans détours, tout en finesse pour parler de ce sujet. Cet ouvrage est réhaussez par les illustrations contemporaines de Nancy Ribard. Un mari imposant, une épouse frêle au teint de porcelaine, et puis il y a la couleur. Les rouges attirent l’attention. Rouge pâle, presque rosé des pommettes. Rouge puissant de la colère. Rouge profond, rouge pourpre, rouge écarlate et j’en oublie tant la palette de Nancy Ribard est riche et variée.

Pour parfaire l’objet livre, des pages de garde au motif de dentelles « gouttes de sang » rouge écarlate.

Publicités