« L’oiseau arlequin » de Pascale Maret et Delphine Jacquot

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L’oiseau arlequin

Pascale Maret, illustrations de Delphine Jacquot

Ed Thierry Magnier, 2011

Le Lion et le Dragon-Serpent se patagent les 2 royaumes du monde. Un jour de grande chaleur, le Lion qui règne sur le royaume terrestre décide de se baigner pour se rafraîchir. Ainsi il rompt l’accord qu’il avait passé avec le Dragon-Serpent qui règne sur le royaume des mers. Le Dragon-Serpent provoque le Lion en duel. Ce dernier lui demande une dernière faveur car il sait qu’il n’a aucune chance face à la puissance de son adversaire. Le Dragon-Serpent lui accorde un délai de sept jours et lui donne rendez-vous sur la plage le matin du huitième jours. Le Lion est un souverain respecté car il ne terrorrise pas les animaux de son royaume terrestre, alors le Lièvre Doré avec l’aide de l’Oiseau Mainate vont élaborer un stratagème pour combattre le Dragon-Serpent.

Pascale Maret présente pour la première fois un conte en grand format album. Nous ne connaissions que ses romans écrits en majorité pour les adolescents. « A vos risques et périls », « Le monde attend derrière la porte« , « Zone tribale« , « Vert jade, rouge sang » etc…Ici, son histoire de l’oiseau arlequin  est adaptée d’un conte traditionnel birman. Un pays dans lequel elle a vécu et pour lequel elle garde une tendresse particulière. Le récit transcrit parfaitement les motifs du conte, ici un conte étiologique. Il est favorable à la lecture orale ce qui le rend accessible aux plus jeunes.

Ce conte est magnifiquement illustré par Delphine Jacquot. Beaucoup de détails, des animaux expressifs, une végétation luxuriante. Une multitude de clin d’oeil à la culture et  à la société birmane. Delphine Jacquot joue avec les couleurs et nous ravit avec un magnifique plumage comme page de garde.

Thierry B.

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