Archives de Catégorie: Contes, mythes et légendes

"Le petit chaperon qui n’était pa rouge" de Sandrine Beau et Marie Desbons

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petit-chaperon-qui-n-etait-pas-rougeLe petit chaperon qui n’était pas rouge

Sandrine Beau, illustrations de Marie Desbons

Ed Milan

Sandrine Beau maitrise les ingrédients du conte, conte détourné, conte de randonné, des animaux, des paysages etc. Elle joue avec les codes et les motifs du conte et joue des tours au lecteur. Le petit chaperon qui n’était pas rouge va chez sa grand-mère. Il rencontre plusieurs animaux en chemin. Enfin, il arrive avec le dernier animal qu’il a rencontré en chemin : un lapin. La grand-mère va en faire un ragoût ! Miam, la grand-mère est gourmande, toi aussi et l’histoire est finie. Sauf si tu en décides autrement et choisis une autre fin. C’est drôle, amusant.

Le texte de Sandrine est magnifiquement illustré par Marie Desbons. Elle retranscrit parfaitement l’atmosphère des forêts russes.  De belles illustrations en pleine page, de sublimes double-pages, des couleurs chatoyantes pour l’intérieur de l’isba, des bruns pour la nature et un bleu sombre et profond pour le petit chaperon qui n’était pas rouge.

Thierry B. 

"La légende du papier découpé de Yangzhou" d’Isaly

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legendepapierdecoupéLa légende du papier découpé de Yangzhou

Conte adapté par Corinne Boutry, illustrations d’Isaly

Ed Mazurka

Un conte initiatique qui mêle légende et créature féérique. Une jeune fille orpheline n’arrive pas à vendre les fleurs en papier découpé qu’elle confectionne tous les jours sur le trottoir. Un jour, elle rencontre une vieille femme. Cette dernière lui enseigne la patience, l’observation des fleurs du jardin. Jamais, elle ne lui enseigne la pratique de la découpe. Au bout d’un an, la vieille femme lui donne, enfin, une vielle paire de ciseaux rouillé. La vieille femme disparait, avec sa maison, son jardin, ses fleurs. La paire de ciseaux rouillé se révèle être…magique ! La jeune fille découpe de magnifiques fleurs en papier. Tout le monde les admire, en parle dans la ville.

Ce conte est joliment illustré. Isaly présente des couleurs pastels, des traits fins et minutieux, des visages expressifs avec beaucoup de force dans les regards. La nature est mise en valeur par l’utilisation de détails foisonnant dans la flore et la faune.

De très belle pages de garde en fleurs de papier découpé de couleur rouge.

Thierry B.

 

 

"Contes d’Afrique" de Jean-Jacques Fdida

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contesdaffriqueContes d’Afrique

Jean-Jacques Fdida, ill. par Rémi Courgeon

Ed Didier jeunesse

26 contes africains écrits dans une langue proche de l’oral : il semble qu’on devient facilement conteur, lorsqu’on les lit à voix haute. Et c’est là tout le génie d’écriture de Jean-Jacques Fdida, grand conteur lui-même, de faire entendre la voix du conteur derrière le texte écrit : il semble qu’on l’écoute plus qu’on le lit.

Des contes pleins de malice et de sagesse, comme le sont souvent les contes africains, introduits et conclus chaque fois d’un petit proverbe, d’une ritournelle, qui interpellent le lecteur et attise sa curiosité, de même que les devinettes, parsemées ça et là, tout au long du livre.

Et les peintures de Rémi Courgeon, par leurs couleurs choisies dans les tons mats (cinq couleurs, pas plus : rouge brique, bleu turquoise, jaune paille, vert kaki, noir), apportent à l’ensemble une lumière douce qui rappellent celle de l’Afrique, et sont comme un écho fidèle aux histoires, mettant en scène des animaux et des humains, pointant la naïveté et la sagesse des uns et des autres.

A lire et à écouter sans modération !

Judith O.